La Ryder Cup est désormais terminée sur la victoire des Européens face aux Américains, sur le score de 17,5 à 10,5. Une très belle victoire côté européen sur leur sol, les Européens n’ayant jamais vraiment réellement été inquiétés durant les trois jours de compétition. Seul peut-être le vendredi matin a été difficile pour les Européens, puisque les Américains menaient trois à un à l’issue de la session des quatre balles. Mais, à partir du vendredi après-midi, ce sont les Européens qui ont mené de manière très solide, ils ont commandé cette compétition de la tête et des épaules.

Les bons choix du capitaines européen

Tout a fonctionné selon le plan pour le capitaine de la sélection européenne : les fameux choix du capitaine, les 4 choix que le capitaine a décidé de faire sur les hommes qu’il voulait d’expérience pour compléter cette équipe européenne. Ses choix avant la compétition ont pu être critiqués dans la presse, mais, les joueurs d’expérience qu’il a choisi ont fait la différence au cours de ces trois jours de compétition. Sergio Garcia, Henrik Stenson, Ian Poulter, Paul Casey, ces quatre là ont été déterminant.


Quel bonheur de retrouver cette sélection européenne, quel bonheur de le voir remporter cette Ryder Cup en France, sur le golf national, deux ans après avoir perdu aux États-Unis le trophée, l’équipe européenne le récupère avec brio. Annoncé favorite, l’équipe américaine a eu bien du mal à dompter le golf national et ses conditions de jeu que les Américains n’ont pas l’habitude d’affronter.

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Ils ont parfois paru complètement perdus sur ce parcours du golf national, les Américains. Sur un parcours qui le connaissent mal, en effet peu de joueurs américains sont venus en reconnaissance, où l’on affronté durant des compétitions, lors de l’open de France. Ce n’est pas le cas des Européens en effet, ces derniers affrontent régulièrement le golf national. Tommy Fleetwood, Francesco Molinari, Alex Noren, sont des joueurs qui réussissent régulièrement sur les fairway du Golf National. Ils en connaissent les difficultés, ils savent l’appréhender.

Le putt d’Alex Noren pour conclure une grande performance

L’équipe européenne a remporté la coupe assez tôt finalement dans la journée du dimanche, et les dernières parties sur le parcours ne comptaient plus pour grand-chose, cependant il fallait tout de même aller au bout et terminer. En dernière partie, Alex Noren, face au bouillant Bryson Deschambeau, a affiché une solidité et une maîtrise remarquables. Alors que le jeune Américain a littéralement planté le mat sur le 18e trou, Alex Noren a su trouver les ressources pour lui rentrer une ficelle de plus de 15 mètres. Incroyable façon de terminer ce tournoi, cette compétition, quoi de plus beau que de rentrer ce putt.


Beaucoup de débutants côté européen dans cette compétition, mais tous sont affiché un niveau de jeu fantastique. Le Danois Olesen, qui n’aura pas beaucoup joué, a répondu présent ce dimanche en face de l’ancien numéro un mondial Jordan Spieth. Incroyable, lorsque l’on connaît la détermination de Jordan Spith, de voir le jeune danois l’emporter ainsi largement devant son public. Génial pour l’équipe européenne.

Ian Poulter, le ‘postier’

Les vieux briscard ont été au rendez-vous également, on pense évidemment à Ian Poulter, dont le surnom de postier ne lui est pas usurpé. En effet, il délivre toujours le courrier à l’heure. Dimanche, face au numéro un mondial Dustin Johnson, il a affiché un niveau de jeu absolument fantastique. Tout ce qui le caractérise lors de ses compétitions internationales: l’esprit, la hargne, le regard de tueur, et l’attitude absolument irréprochable du guerrier. Ian Poulter se transcende lors des grands, très grand rendez-vous.

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C’est peut-être celui qui est le plus impressionné dimanche, car en face de lui, le numéro un mondial a tout tenté, il a rentré des putts absolument incroyables, mais Poulter ne s’est jamais laisser déborder, il a toujours été maître de ses émotions. Que dire de ses deux derniers drive du 17 et du 18, qui étaient juste parfait pour pouvoir conclure et remporter son match.

Tommy Fleetwood et Franceso Molinari, alias ‘Moliwood’

Que dire de la paire Fleetwood & Molinari. C’est simple, ils ont remporté  tous leurs matchs, leur association semblait indestructible. Les deux  lanceurs de fléchettes ont fait des malheurs à l’équipe américaine, qui n’a jamais été en mesure de les battre.


Cette Ryder Cup a été importante en terme de révélations du côté surtout de l’équipe européenne, dans laquelle beaucoup de choses ont bien fonctionné On pense notamment à la paire Tommy Fleetwood et Francesco Molinari, qui a été absolument décisive dans la conquête de cette nouvelle coupe pour les Européens. En effet, le duo a remporté pas moins de quatre parties en match-play, sur quatre tentatives, ce qui en fait le duo le plus prolifique de l’histoire de la Ryder Cup.


Comme si cela n’était pas suffisant, Francesco Molinari a réussi en simples le dimanche à s’imposer également. Du 5 sur 5 Dans la compétition, du jamais vu dans l’histoire de la Ryder Cup. L’italien a semblé totalement maîtriser de son jeu, cette année il affiche une nouvelle détermination, un nouveau visage, il est devenu beaucoup plus fort. Il a franchi un cap depuis sa victoire en majeur lors de The Open.

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Tiger Woods collectionne les défaites en Ryder Cup

Que dire du Tigre ? Le Tigre a tout simplement perdu ses quatre matchs lors de cette compétition ! Il affichait la mine déconfite de mauvais jours. Alternant les bons coups et les coups très moyen, il n’a jamais été en mesure d’emporter un de ces matchs. À sa décharge, il a été trois fois en face des imbattables, Moliwood. Mais même le dimanche, il est tombé sur un os en la personne de Jon Rahm, le jeune Espagnol bouillant, qui l’a finalement emporté face au tigre, son idole.


Le tigre a semblé bien usé, après sa 80ème victoire sur le PGA tour. Pourtant, lors des trois jours d’entraînement sur le parcours, il affichait un grand sourire. Mais les Européens lui ont rapidement montré qu’ils étaient déterminés à l’emporter. Le tigre a pu à nouveau décevoir dans cette compétition qu’est la Ryder Cup, lui qui finalement ne semble décidément pas être fait pour ce format de jeu par équipe. Son binôme, Patrick Reed et lui n’ont jamais semblé vraiment en parfaite harmonie et n’ont pas semblé vraiment jouer en équipe.

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C’est assez décevant de voir que Tiger Woods, 42 ans, n’arrive toujours pas à trouver la bonne formule pour mettre ses partenaires dans les bonnes conditions. Ces derniers semblent à chaque fois récupérer toute la pression du monde sur leurs épaules au moment de s’aligner à côté de l’homme qui pour certains est le plus grand joueur de golf de l’histoire. Tant mieux pour les Européens, tant pis pour le spectacle, le tigre n’a pas été en réussite sur le golf national.

Le Golf National de Saint-Quentin en Yvelines

Le golf national justement, le parcours était un grand artisan du succès de cette édition de la Ryder Cup, la qualité du parcours, de sa préparation, a été saluée par la presse du monde entier. Le parcours, a été préparé de manière à être à la fois difficile, franc, et honnête. Plus on s’éloigne des fairway, plus le rought est épais et difficile. Le parcours sanctionne les mauvais coup, et récompenses les prises de risques et les bons coups. De nombreuses pièces d’eau viennent sanctionner les mises en jeu qui s’égarent.


Le public a été au rendez-vous, également, et respecté les Américains. La tribune sur le trou numéro un de 6000 places assises a fait son effet, lors de toutes ces journées de compétition. Un cadre de jeu incroyable, une arène où on a pu assister à du très très grand niveau de golf. Sur le papier, il s’agissait des deux équipes de qualité les plus importantes depuis l’histoire de cette compétition internationale.


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Conserver la coupe dans 2 ans?

Le prochain Défi, désormais, pour les Européens, sera de conserver la coupe, dans deux ans, sur un parcours américain, face a des Américains qui seront forcément revanchards. Ces derniers, à n’en pas douter, choisirons un cadre est une préparation de parcours qui sera plus à l’avantage des Américains. Pour l’heure nous pouvons nous réjouir, la dernière victoire américaine sur le seul européenne date d’il y a plus de 25 ans. Un exploit qui, édition après édition, semble vouloir devenir de plus en plus important. La cohésion européenne, affichée entre ses joueurs qui se connaissent si bien, est belle à voir, cette unité entre Espagnols Italiens Anglais Suédois, Nord Irlandais ou Danois, ce caractère les fait travailler en équipe et qui les fait se mettre tous au service d’un même collectif lors des grands rendez-vous a fait encore une fois toute la différence face à des Américains très sûrs d’eux mais encore une nouvelle fois en manque de cohésion.

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